Vanessa à Séville

 

Dimanche 7 mai 2006

Voilà, ma deuxième feria est terminée. Je l’ai attendue avec tant d’impatience et elle est passée si vite ! Cette année encore j’en aurai bien profité.

 Commençons donc par le lundi...

  

 

 Lundi 24 avril à 18h30 corrida de toros dans la maestranza. Je m’échappe du boulot, passe chez moi me changer et manger un morceau et cours à la plaza de toros. J'entre dans la place à 18h30 pile, les toreros et leur cuadrilla défilent. Heureusement le toro n’est pas encore entré, les gens acceptent donc encore de bouger et m’aident gentiment à rejoindre ma place. Au 6eme rang, je suis bien mieux placée que l’année dernière. Les trois toreros sont :   Finito de Córdoba, Morante de la Puebla et Salvador Vega: grosse déception puisque la corrida sera plutôt ennuyeuse. En fait la seule bonne corrida de la feria aura lieu le vendredi avec Salvador Cortés qui sortira par la Puerta del Principe. Porte qui est d’ailleurs celle qui est représentée cette année sur la portada de la feria.

 Nous allons manger des tapas dans un bar à côté et prendre quelques bières. C’est ça aussi « ir a los toros » la bière d'après.

 Vers 23h certains d’entre nous décident d’aller voir l’alumbrado de la portada, la porte de la feria s’allume à minuit symbolisant le début de la feria. Mais étant un peu fatiguée et voyant quelques gouttes tomber, je décide de rentrer chez moi à 23h50 alors que j’étais devant la portada. En fait, j’ai bien fait puisqu’il y a eu une grève des taxis cette nuit-là.

  

 

 Le lendemain je travaille seulement de 9h à 14h, horaire de feria. (et le vendredi est offert par la boite). J’ai rendez vous avec ma tante Loli à la feria pour manger dans la caseta de deux amis : Elena y Rafael. Mais ce jour-là les bus ne sont pas encore très rodés puisque après ¾ d’h d’attente et un long trajet j’arrive enfin à la feria à 16h30. Le soleil est là ainsi que les robes, les couleurs, les chevaux.... je vous invite à voir les photos ! Nous allons nous promener dans les rues de la feria, nous passons de caseta en caseta. Nous décidons de rejoindre mon cousin qui est avec ses collègues de boulot, d’autres amis arrivent et nous continuons ainsi la nuit de caseta en caseta.

  

 

  

 

 Mercredi 26, c’est la journée de feria entre collègues de boulot. Nous nous retrouvons dans une caseta publique de je ne sais plus quel quartier de séville. C’est la première fois que j'entre dans une caseta publique (c’est plutot incroyable pour une étrangère). Mais je comprends un peu le mépris des Sévillans pour ces casetas (certains de mes collègues ne sont pas venus à cause de ça) . Ces casetas sont beaucoup moins « jolies », il n’y a pas de gardiens donc pas d’obligation vestimentaire, la décoration est pauvre, les tables et chaises sont en plastique, c’est impersonnel. Mais ça a l’avantage d’être grand et de permettre que tout le monde puisse participer à la feria même celui qui n’a pas les moyens ou les connaissances lui permettant d’entrer dans une caseta privée.

  
On y a passé donc tout l’après midi à manger, boire du rebujito et danser. Quand nous en sortons, la nuit est tombée nous allons rejoindre d’autres personnes de la boite dans une caseta privée. Là-bas l’ambiance est au top, tout le monde danse toute hiérarchie confondue. Des copains viennent me rejoindre tandis que les collègues s’en vont. Moi je ne travaille pas le lendemain. Nous passons devant la caseta du rotary club où se trouve une amie (si dans les casetas privées se trouvent la crème des sévillans, imaginez dans la caseta du rotary club) et nous allons rejoindre d’autres personnes dans une autre caseta. Finalement je rentre assez tôt vers 3h. Je préfère de loin la feria de jour que de nuit. La nuit l’ambiance se dégrade, les « canis » arrivent et se saoulent devant les casetas publiques et la portada, on ne voit plus les belles couleurs des robes. Disons que cela ressemble plus à n’importe quelle fête.

  

On y a passé donc tout l’après midi à manger, boire du rebujito et danser. Quand nous en sortons, la nuit est tombée nous allons rejoindre d’autres personnes de la boite dans une caseta privée. Là-bas l’ambiance est au top, tout le monde danse toute hiérarchie confondue. Des copains viennent me rejoindre tandis que les collègues s’en vont. Moi je ne travaille pas le lendemain. Nous passons devant la caseta du rotary club où se trouve une amie (si dans les casetas privées se trouvent la crème des sévillans, imaginez dans la caseta du rotary club) et nous allons rejoindre d’autres personnes dans une autre caseta. Finalement je rentre assez tôt vers 3h. Je préfère de loin la feria de jour que de nuit. La nuit l’ambiance se dégrade, les « canis » arrivent et se saoulent devant les casetas publiques et la portada, on ne voit plus les belles couleurs des robes. Disons que cela ressemble plus à n’importe quelle fête.

 

 Jeudi 27

 Cette fois c’est Diego qui m’appelle pour qu’on se retrouve à la feria. Mais à cette heure là  peu d'amis sont arrivés à la feria, nous errons donc de caseta en caseta où nous réussissons entrer.En fin d'après midi, William, mon cousin Manuel et Angeles nous rejoignent dans une caseta. Cela faisait 5 ans que Manuel ne venait pas à la feria et nous dansons des sévillanes dans la caseta de Moises, ami de Manuel avec un groupe en direct.

Et voici quelques photos de moi et de ma robe (photos William Lesguillier)

Nous allons ensuite rejoindre mon cousin Eugenio dans une caseta et je termine ma soirée avec Diego et ses copains dans une dernière caseta.

 

Vendredi 28

 Je vais à la feria plus tard cette fois vers  20h. Je rejoins Lucía dans sa caseta et tout le groupe de mon cousin arrive petit à petit. Nous sommes une quarantaine. Nous allons ensuite dans la caseta de Belén où se produit un groupe tous les ans et que j'avais déjà adoré l'an dernier: rumbas, sevillanas et l'hymne de la caseta (en fait chiringota gaditana): "sexo, droga y rock&roll"

 Je termine la nuit encore une fois avec Diego et son groupe d'amis. Javi nous amène dans une autre caseta où ils improvisent du vrai flamenco, chanté et dansé, tout le monde en cercle. Un moment génial, comme me disait un ami c'est ça le flamenco , le vrai flamenco on ne le trouve pas dans les salles de spectacle. Vers 7h du matin, Diego, Pierre et moi allons manger des buñuelos dans les casetas des gitans. L'année dernière je n'avais pas pu le faire. Il s'agit de pâte frite dans l'huile que l'on trempe dans un chocolat chaud épais. C'est une vraie tradition et les longues tables sont pleines.

 

Samedi 29, j'avais décidé de ne pas aller à la feria mais une copine de Madrid, Blanca est arrivée ce matin. William et Blanca sont déjà à la feria quand je me réveille. Je les rejoins rapidement. Nous passons la journée avec des amis de Blanca de l'université. Nous avons la chance de monter dans un coche de caballos. Nous nous promenons dans la ville : parque de Maria Luisa, plaza de toros, torre de oro. Nous faisons un vrai paseo turístico mais c'est extrêmement agréable de se promener au frais et loin du bruit de la feria.Un vrai moment de plaisir. A 20H il faut rentrer car les voitures ne sont plus permises dans l'enceinte de la feria.Vers 2h du matin nous rentrons car demain nous partons pour la plage à Zahara de los Atunes avec des amis pour les deux jours de week-end qu'il reste, lundi étant le 1er mai.

  

 

par Vanessa Narbona publié dans : vanessaaseville
 

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